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Enfermés dehors

Enquêtes sur le confinement des étrangers - ouvrage collectif

p. 336, 22€
mars 2009

Editions du Croquant, Collection TERRA

ISBN : 978-2-9149-6855-3

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TEXTE INTÉGRAL EN ACCÈS LIBRE

TEXTE INTÉGRAL EN ACCÈS LIBRE
Carolina Kobelinsky Chowra Makaremi

Présentation de l'éditeur

Centres et locaux de rétention, centres d’accueil pour demandeurs d’asile, zones d’attente, prisons… En France, comme ailleurs en Europe, la mise à l’écart des étrangers dans des lieux d’enfermement ou de résidence provisoires est devenue de plus en plus courante. Quelle est la vie réelle de ces lieux qui sont à la fois des espaces de relégation et des espaces transitoires de la circulation ? Quelles frontières physiques, symboliques et morales se (re)configurent à travers ces dispositifs de gestion des étrangers « indésirables » ?

Les auteurs de cet ouvrage – anthropologues, sociologues, historiens, politistes – proposent une série d’études empiriques qui apportent de nouvelles données sur une réalité difficile d’accès. Leurs enquêtes s’interrogent sur les enjeux politiques du confinement, mais aussi sur son traitement institutionnel et ses modalités concrètes dans les pays européens. Elles proposent une réflexion sur la réalité de nos pratiques migratoires en partant des nouveaux espaces qu’elle crée et de la situation vécue par ceux qui y transitent.

Cette constellation de zones, de centres, de structures d’hébergement sont des nœuds dans des trajets d’exil de plus en plus compliqués et ambigus. Le quotidien de l’attente, de la détention et de l’expulsion des étrangers doit en effet être resitué plus largement dans des itinéraires et les expériences de vie qui sont le plus souvent méconnus, parce que ceux qui les font restent tenus à distance. Au-delà de l’enfermement, les dispositifs de gestion orchestrent une expérience de relégation – hors d’une communauté – et d’emprise intime de l’État – sur des non-citoyens – en engageant de nouveaux modes d’être. Quelles conditions d’existence ces nouvelles façons de gouverner produisent-elles dans le contexte global dans lequel nous vivons ? Comment se repose la question de l’identité, de l’identification et des valeurs ? Quelles sont les marges de manœuvre, les stratégies de contournement et les possibilités de résistance ?

Il s’agit d’investir le lieu où se formule le débat et où se construisent les consensus sur le « contrôle migratoire » en cherchant à y imposer les données du problème telles que nous les observons en situation.


Carolina Kobelinsky est anthropologue à l’École des hautes études en sciences sociales et membre de l’IRIS. Ses travaux portent sur l’accueil des demandeurs d’asile en France.

Chowra Makaremi est anthropologue à l’université de Montréal et membre du GRIMH. Ses recherches portent sur la zone d’attente de Roissy-Charles-de-Gaulle.

Mots clefs

Les auteurs ont co-dirigé le numéro de l’automne 2008 (nº 71) de la revue Cultures & Conflits, « Confinement des étrangers : entre circulation et enfermement ».

Sommaire

Remerciements

Introduction

Partie 1 : exercice du contrôle, actualisation des frontières

  • La fiction extraterritoriale des hors-lieux. Repenser les Sans-Etat aujourd’hui
  • Violence et refoulement dans la zone d’attente de Roissy-CDG.
  • L’enfermement des étrangers en Autriche et en République tchèque : du contrôle et de son contournement
  • Le corps comme champ de bataille. Politiques de l’humanitaire dans les centres de rétention français

Partie 2 : gestion des espaces, gestion des populations

  • Permanence des camps et renouveau de la théorisation sur le confinement des étrangers
  • Les villages de bungalows entre mise à l’abri et mise à l’écart : des frontières géographiques aux frontières symboliques
  • Témoignage. Visites en aérogare, Roissy-Charles de Gaulle
  • Récit de la « crise tchétchène » (décembre 2007 - février 2008) : Éclairages circonstanciés sur le dispositif de confinement des étrangers dans la zone d’attente de Roissy-CDG
  • Quelques éléments de réflexion à propos des centres d’internement des étrangers en Espagne

Partie 3 : vies confinées

  • Remettre son passeport à la police ? Coopérer, s’opposer à la procédure juridique d’expulsion du territoire français
  • Témoignage. Larbi, un garçon de France
  • Coopération publique, résistance cachée : étrangers incarcérés en France
  • Expériences d’une mise en attente dans les centres pour demandeurs d’asile en France
  • Histoires aux Frontières

Partie 4 : circulations et enfermements

  • Laisser circuler, laisser enfermer : les orientations paradoxales d’une politique migratoire européenne débridée
  • Les étrangers à Chypre, entre enfermement et mise à l’écart
  • Migrations transnationales : théorie et méthode d’analyse ethnographique des régimes frontaliers

Conclusion


Dans les colonies pénitentiaires

Préface de Didier Fassin

HAUT DE PAGE

Le voyageur avait eu l’intention de poser plusieurs questions ; mais il demanda seulement : « Connaît-il son verdict ? – Non, dit l’officier prêt à poursuivre aussitôt ses explications, mais le voyageur l’interrompit : Il ne connaît pas le verdict prononcé contre lui ? – Non, répéta l’officier, il serait inutile de le lui annoncer. Puisqu’il va l’apprendre dans son corps. »

Franz Kafka, Dans la colonie pénitentiaire.

Qu’un domaine de recherche se constitue en sciences sociales autour du confinement des étrangers ; que des sociologues, des anthropologues, des politistes, des juristes, des géographes, des démographes travaillant dans les différents pays européens aient pour objet commun de leur investigation la manière dont on criminalise l’absence de titre de séjour et dont on enferme les immigrés en situation irrégulière ; que des conférences, des séminaires, des livres collectifs, des numéros spéciaux de revues soient consacrés à des enquêtes portant sur les camps, les prisons, les centres de rétention, les zones d’attente et plus généralement sur les dispositifs d’incarcération et d’expulsion de personnes dont le seul délit est d’être des sans-papiers : voilà qui ne devrait pas être considéré comme anodin. Et ceci pour deux raisons. D’abord, parce que la banalisation de l’internement comme mode de gouvernement des frontières est un phénomène sinon inédit, du moins remarquable par son actualisation dans un contexte de paix et de démocratie. Ensuite, parce que la multiplication des travaux sur ce phénomène atteste l’existence d’une forme de résistance à ce qu’on voudrait imposer comme une évidence, à savoir que le contrôle des flux migratoires passe nécessairement par la privation de liberté et la restriction des droits. L’ouvrage collectif dirigé par Carolina Kobelinsky et Chowra Makaremi témoigne de cette double réalité. Sa publication a donc en soi une signification sociale.

Il faut bien en comprendre l’enjeu. Avant d’être une proposition politique ou morale, à quoi on la résume souvent, soit pour l’exalter, soit à l’inverse pour la dénoncer, la résistance à la banalisation de la détention des étrangers est en fait une posture intellectuelle. Il s’agit au fond, comme dans n’importe quelle enquête de sciences sociales, de ne pas considérer comme allant de soi ce qui apparaît tel et même, en l’occurrence, ce qu’on cherche à faire apparaître tel. Pour qu’une politique de répression soit socialement acceptable, il faut en effet qu’ait été auparavant présentée comme condamnable la situation de celles et ceux que vise cette politique. Au travail social de délégitimation des étrangers en situation irrégulière qui rend légitime leur mise à l’écart, il est donc nécessaire d’opposer un travail théorique de déconstruction d’une politique qui, plutôt qu’une simple politique de l’immigration, tend à devenir, comme elle l’a été par le passé dans les périodes de repli national, une politique plus générale de l’altérité visant à instituer des différences et à justifier des exclusions. Beaucoup de ce qui se passe dans les lieux de détention se joue donc en amont – en particulier dans ce qu’on peut appeler la production de l’irrégularité.

Sur ce plan, la médiatisation des seuls clandestins arrivant par terre ou par mer dans des containers ou sur des bateaux de fortune, livrés à la cupidité des passeurs et à la violence des organisateurs de trafics humains ne donne qu’une image partielle et biaisée de la sociologie des sans-papiers. Pour avoir une représentation plus exacte de la population des divers sites d’enfermement, il faudrait tenir compte de la multiplicité des trajectoires de ces hommes et de ces femmes sans titre de séjour et de la diversité des logiques qui les sous-tendent : demandeurs d’asile déboutés, victimes de pratiques administratives de plus en plus suspicieuses, le taux d’accords de l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides ayant été divisé par 15 en trois décennies ; enfants et conjoints d’étrangers ayant rejoint un père ou un mari en dehors de la procédure de regroupement familial, devenue de plus en plus contraignante, notamment du point de vue des critères de ressources exigés ; immigrés de longue date ayant perdu leur droit au séjour à la suite d’un licenciement pour raison économique ou de l’invocation de la clause de préférence nationale pour certains secteurs d’activité ; personnes ayant passé l’essentiel de leur vie dans leur pays d’accueil, mais frappées d’une interdiction de territoire à la suite d’un délit, dans le cadre de la sanction d’exception que représente la double peine. Certes, chaque histoire que l’on recueillerait dans les espaces de confinement aurait sa part de singularité, mais l’accumulation des récits montrerait l’importance croissante qu’ont, dans les biographies des étrangers enfermés, les politiques dissuasives et répressives des États européens, y compris à l’égard des étrangers légitimement demandeurs d’un titre de séjour ou même régulièrement installés depuis longtemps. Bien que ce livre traite avant tout des dispositifs de confinement, les aperçus fragmentaires qu’il donne sur celles et ceux qui y sont détenus sont, dans cette perspective, éclairants.

Car ce qui fait richesse de cette collection de textes, c’est le regard de l’intérieur qu’elle offre sur ce gouvernement pénitentiaire des frontières – précisément sur ce qu’on ne voit habituellement pas. Un petit film réalisé en 2007 dans le village du Mesnil-Amelot où se trouve le plus grand centre de rétention de France montrait que les habitants en ignoraient souvent jusqu’à l’existence ou, lorsqu’ils la connaissaient, ne savaient guère ce à quoi il correspondait. C’est que tout est fait pour rendre invisibles les lieux d’enfermement des étrangers.

Multiplication récente des camps aux marges de l’Europe, notamment au Maroc et en Libye, restrictions de l’accès aux centres de rétention et aux zones d’attente pour les organisations non gouvernementales, Cimade dans le premier cas, Anafé dans le second, mais aussi rôle croissant joué par les maisons d’arrêt dans la gestion des personnes sans titre de séjour qui deviennent à la fois indiscernables parmi les autres prisonniers et illégitimes en tant que délinquants_ : les moyens d’empêcher l’intolérable des conditions faites aux étrangers illégaux d’affleurer dans l’espace public ou dans la conscience collective sont multiples, souvent subtils, certainement efficaces. Pénétrer ces lieux, y conduire des enquêtes, en diffuser les résultats est donc une tâche nécessaire et urgente pour les sciences sociales. De l’aéroport de Roissy à l’île de Chypre, des sites d’incarcération de la République tchèque aux centres de rétention de l’Espagne, des camps pour étrangers d’hier aux étrangers dans les prisons aujourd’hui, les auteurs réunis dans ce volume apportent leur expérience de recherche qui est fréquemment aussi une expérience militante – ne serait-ce que parce que l’appartenance à une association autorisée est généralement la seule manière d’avoir accès à ces lieux. Expérience dès lors saisie dans une tension entre la distanciation du chercheur et l’implication du militant, ce qui est à la fois une contrainte et une exigence dans l’effort pour rendre compte de ce qui se joue dans ces espaces, en produisant des analyses savantes qui objectivent des situations sans pour autant gommer les effets subjectifs de l’indignation qu’elles suscitent.

L’ethnographie, dont on imagine combien elle peut s’avérer délicate dans ces conditions, est assurément la façon la plus convaincante d’affronter ce défi d’une science sociale engagée. Les observations patiemment réunies, les entretiens progressivement obtenus, les archives et les documents systématiquement consultés donnent au livre une sorte d’unité méthodologique au-delà de la diversité des lieux, des objets et des approches. Évitant les dénonciations globales et les lectures surplombantes, les auteurs nous font entrer dans l’intimité de ces espaces et découvrir leur quotidien. La plus-value de cette enquête ethnographique est triple. Premièrement, elle restitue en détail la mécanique du gouvernement pénitentiaire, elle en décrit sans concession les logiques et les contradictions : c’est à ce niveau de précision que ces lieux d’enfermement peuvent apparaître pleinement pour ce qu’ils sont, à savoir des espaces où se déploient la violence illégitime de l’État, mais aussi ses pratiques illégales. Deuxièmement, l’ethnographie donne à voir les actions des intervenants de ces dispositifs qu’elle humanise et, en quelque sorte, socialise : les gardiens, policiers et gendarmes sont les agents de cette politique mais prennent parfois leurs distances à son égard ou à l’inverse manifestent un zèle révélateur dans sa mise en œuvre ; les militants associatifs la rejettent mais ne peuvent eux-mêmes complètement échapper aux formes de jugement moral sur les situations auxquelles ils ont affaire et aux processus de sélection des cas qu’ils peuvent défendre. Troisièmement, l’enquête apporte des éléments d’intel-ligibilité sur ce que vivent les étrangers soumis à ces procédures d’enfermement et d’éloignement : loin d’être des victimes passives, ils sont aussi des acteurs qui s’efforcent de défendre leurs droits et de faire entendre leur voix ; souvent écrasés par l’épreuve qui menace le projet d’une vie ou ballottés d’un dispositif à l’autre et même d’un pays à l’autre sans comprendre ce qui leur arrive, ils tirent parfois parti des brèches juridiques ou des ouvertures humanitaires du système. À travers ce triple prisme – de l’État, des intervenants, des détenus – l’ouvrage énonce ainsi une vérité plus complexe et plus lucide sur ces lieux de confinement vus de l’intérieur, mais simultanément saisis dans l’espace transnational dont ils sont une manifestation paradoxale.

Ce n’est pas là le moindre mérite de ce volume. Dans une période où certains s’emploient à discréditer les travaux de sciences sociales, singulièrement autour de l’immigration, en les faisant passer pour idéologiques, voire inconséquents, ses auteurs montrent, par la rigueur de leur démarche et l’éthique de responsabilité dont elle procède, combien leurs recherches sont nécessaires à la démocratie.

Présentation détaillée

Enfermés dehors. Enquêtes sur le confinement des étrangers réunit des anthropologues, sociologues, historiens et politistes autour d’une réflexion sur les pratiques actuelles de la gestion migratoire et les nouveaux espaces qu’elle produit. Le livre présente une série d’enquêtes – à partir de missions d’observations et d’investigations sur plusieurs années – et de réflexions théoriques sur la mise à l’écart des populations étrangères, en France mais aussi ailleurs en Europe. Il examine la façon dont le contrôle s’exerce en actualisant les frontières nationales et en les reconfigurant. Il s’intéresse d’un côté aux modalités de gestion des espaces de confinement et des populations mises à l’écart, et d’un autre côté, aux expériences quotidiennes, à l’adaptation ou à la création de formes de résistance des étrangers en essayant de saisir l’épaisseur des « vies confinées ». Il vise enfin à mettre en évidence le lien étroit entre circulation et enfermement dans l’espace européen.

Ces enquêtes apportent une information riche et circonstanciée et renouvellent les données sur une réalité dont la visibilité est problématique. Chaque chapitre apporte un éclairage spécifique en développant un aspect particulier et problématisé. Cette série d’enquêtes approche la réalité du confinement à partir de différents angles d’attaques (le droit, l’humanitaire, le travail policier, l’expérience des étrangers, les politiques publiques) et différentes démarches, qui offrent à la fois une vision d’ensemble du contrôle migratoire (dans ses pratiques, son vécu, ses évolutions) et l’analyse détaillée d’une multiplicité de situations concrètes.

Le livre s’adresse à 3 types de public :

Il vise d’abord à renseigner les citoyens qui cherchent à comprendre ou à se faire par eux-mêmes une idée sur les enjeux et les réalités de la question migratoire aujourd’hui. D’une part, il les informe sur le quotidien de ces nouveaux espaces dédiés à la gestion des populations étrangères et sur l’expérience de ceux qui y sont confinés. D’autre part, il les invite à une réflexion qui dépasse la façon le problème est abordé par les média et posé dans l’espace public.

Il apporte, aux professionnels impliqués dans ces structures de gestion et aux militants associatifs engagés sur les questions migratoires, des analyses précises, ainsi que des données empiriques détaillées et mises à jour. Il traite la question de l’enfermement, de la mise à l’écart et du rejet des étrangers en sortant des cadres de pensée (institutionnels, juridiques) dans lesquels ces acteurs sont habitués à réfléchir, en en éclairant des aspects moins connus et en problématisant des situations que ces acteurs rencontrent tous les jours. S’adressant à un public engagé autour de ces questions et souvent sensible aux contradictions qui y règnent, il invite à porter un regard différent sur la gestion des étrangers, souvent présenté comme « en crise ».

Il contribue à un débat interdisciplinaire, dans le milieu académique, sur les évolutions des pratiques de gouvernement et sur les dispositifs de mise à l’écart des étrangers. Il propose des approches théoriques variées et complémentaires ainsi qu’une mise à jour bibliographique sur ces questions : les différents chapitres offrent ainsi un dialogue stimulant mais aussi une synthèse utile sur le sujet. Il peut également constituer une référence pour les étudiants (de plus en plus nombreux) qui souhaitent commencer une recherche sur ce sujet.


Table des matières

HAUT DE PAGE

Préface : Dans les colonies pénitentiaires
Didier Fassin

Introduction : Enquêtes sur le confinement des étrangers
Chowra Makaremi et Carolina Kobelinsky

Partie 1 : exercice du contrôle, actualisation des frontières

La fiction extraterritoriale des hors-lieux. Repenser les Sans-Etat aujourd’hui.
Michel Agier

Violence et refoulement dans la zone d’attente de Roissy-CDG.
Chowra Makaremi

L’enfermement des étrangers en Autriche et en République tchèque : du contrôle et de son contournement.
Mathilde Darley

Le corps comme champ de bataille. Politiques de l’humanitaire dans les centres de rétention français.
Nicolas Fischer

Partie 2 : gestion des espaces, gestion des populations

Permanence des camps et renouveau de la théorisation sur le confinement des étrangers.
Marc Bernardot

Les villages de bungalows entre mise à l’abri et mise à l’écart : des frontières géographiques aux frontières symboliques.
Grégory Beltran

Témoignage. Visites en aérogare, Roissy-Charles de Gaulle.
Anafé

Récit de la « crise tchétchène » (décembre 2007 - février 2008) : Éclairages circonstanciés sur le dispositif de confinement des étrangers dans la zone d’attente de Roissy-CDG.
Morgane Iserte

Quelques éléments de réflexion à propos des centres d’internement des étrangers en Espagne. Cristina Fernández Bessa

Partie 3 : vies confinées

Remettre son passeport à la police ? Coopérer, s’opposer à la procédure juridique d’expulsion du territoire français.
Stefan Le Courant

Témoignage. Larbi, un garçon de France.
Cimade

Coopération publique, résistance cachée : étrangers incarcérés en France.
Carolina Sanchez Boe

Expériences d’une mise en attente dans les centres pour demandeurs d’asile en France.
Carolina Kobelinsky

Histoires aux Frontières.
Federica Sossi

Partie 4 : circulations et enfermements

Laisser circuler, laisser enfermer : les orientations paradoxales d’une politique migratoire européenne débridée.
Andrea Rea

Les étrangers à Chypre, entre enfermement et mise à l’écart.
Olivier Clochard

Migrations transnationales : théorie et méthode d’analyse ethnographique des régimes frontaliers.
Serhat Karakayali, Sabine Hess et Vassilis Tsianos

Biographie des auteurs

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